|
Les titres :
|
Chansons |
Auteur(s)
|
Durée |
|
Il |
G. Skornik |
3’13’’ |
|
De toi |
D. et R.
Seff |
3’50’’ |
|
La fête des
fleurs |
D. et R.
Seff |
1’56’’ |
|
Plus de
soleil (au lever du jour) |
D. et R.
Seff |
2’36’’ |
|
Le petit
prince |
D. et R.
Seff |
2’55’’ |
|
Rien n’est
plus beau |
M. Jonasz et
A. Goldstein |
2’40’’ |
|
Les matins
d’hiver |
D. et R.
Seff |
2’52’’ |
|
Le chemin |
D. et R.
Seff |
2’48’’ |
|
Les jours
heureux |
D. et R.
Seff |
3’17’’ |
|
N’en parlez
pas |
J. Demarny
et B. Estardy |
3’20’’ |
|
Waterloo |
R. Dumas et
D. Seff |
3’29’’ |
|
Love song (à
la tombée du jour) |
L. Duncan et
R. Seff |
3’44’’ |
Commentaires :
Les
titres qui composent cet album sont indiscutablement
ceux qui ont révélé Gérard Lenorman aux yeux du grand
public.
Certes, Gérard avait déjà enregistré quelques 45 T et un
premier 33 T mais ceux-ci passèrent inaperçus sur les
ondes, pourtant la qualité de plusieurs chansons était
déjà bien présente.
Les plus initiés savaient que Lenorman avait succédé à
Julien Clerc pour jouer la comédie musicale « Hair »
mais il fallut attendre la déferlante de « Il » sur les
postes de radio pour que la plupart des auditeurs le
découvrent.
L’artiste sortit 3 autres 45 T, autant de succès, avant
de voir arriver l’album dans les bacs des disquaires.
Les 8 chansons sorties précédemment en simples s’y
trouvaient et ainsi le public connaissait déjà une
grande partie de l’œuvre.
« Les jours heureux » fit également son apparition en 45
T, donc en tout cinq singles virent le jour, soit dix
chansons sur les douze du 33 T, y a-t-il plus belle
preuve de la valeur de ce dernier ? Le jugement du
public restera toujours le principal élément à prendre
en considération pour attribuer une note positive à un
album et à son interprète.
Les mélodies sont excellentes, les frères Seff,
Daniel et Richard, ayant réalisé un formidable travail
en étant auteurs ou co-auteurs de neuf plages : la
griffe des deux frangins plane sans discussion possible
sur cet album.
La douceur des chansons et la beauté des musiques ne
doivent pas cataloguer tous les titres dans une même
catégorie au point de vue de l’orchestration : il y a
une grande variété dans les rythmes.
Par exemples, certains morceaux tels « La fête des
fleurs » ou « Waterloo » sont très entraînants alors
que « Love song, à la tombée du jour », sans doute la
chanson la moins connue de l’album, est tout le
contraire : très lente et avec peu de changement dans la
vitesse d’interprétation.
Quant aux autres, si la tendance générale est plutôt
celle des ballades, les modifications de rythme
au sein des chansons, tant au niveau du support musical
que dans la voix de Gérard, s’harmonisent parfaitement
avec les mélodies.
Concernant les paroles, elles vont caractériser, mais de
manière un peu trop restrictive, ce que sera
l’univers musical de Gérard Lenorman : les
qualificatifs attribués au chanteur reviendront toujours
graviter autour de lui en faisant fi de ses prises de
positions ultérieures.
Cette remarque peut d’ailleurs s’appliquer à sa musique
qui évoluera et fera apparaître un plus grand éventail
de styles.
Romantique (« Il », « Le chemin »), nostalgique
(« Les matins d’hiver »), bucolique, ami de la nature
(écologique avant l’heure, diront certains, mais ce
terme a une connotation politique que même l’artiste ne
revendique pas), animé de bons sentiments, rêveur, sont
des mots qui lui colleront à la peau : ils sont
certainement justifiés mais encore une fois trop
limitatifs par rapport au personnage et à ses idées.
Un autre des thèmes favoris de Gérard Lenorman est
omniprésent sur l’album : l’amour, qu’il soit
heureux (« Les jours heureux »), souhaité (« N’en parlez
pas »), vacillant (« Plus de soleil au lever du jour »)
ou brisé (« De toi »).
Mais il serait trop simpliste d’accoler un seul des
termes évoqués ci-dessus avec chaque chanson : l’amour
et la nature se retrouvent notamment dans plusieurs
morceaux (« La fête des fleurs », « Love song, à la
tombée du jour », « Rien n’est plus beau »).
À propos de ce denier titre coécrit par Michel Jonasz
(Pourquoi celui-ci n’a-t-il pas écrit et/ou chanté plus
de mélodies comme celle-là ?), il faut signaler que
c’était la face B du 45 T « Il » et si on se souvient
que « La fête des fleurs » était sur le même single que
« Le petit prince », on conviendra que ces deux
chansons, souvent reprises sur des compilations car
elles ont eu leur petit succès, apportent, si cela était
encore nécessaire, la preuve que l’ensemble de l’album
était composé de titres pour la plupart appréciés du
public et que sa création était soignée, aucun morceau
ne se trouvant sur ce 33 T pour jouer les
« bouche-trous » et faire simplement apparaître un
nombre suffisant de chansons avant de pouvoir mettre le
disque sur le marché.
Enfin, « Le petit prince » (basé sur le roman d’Eugène
de Saint-Exupéry) et « Waterloo » témoignent de l’envie
de se plonger dans un autre monde ou d’évoquer une
époque différente : toujours le romantisme à l’honneur
mais aussi un petit côté surréaliste qui ne
deviendra cependant pas la caractéristique principale de
l’album car « Waterloo », pourtant une jolie chanson,
n’obtiendra qu’un succès moyen alors que « Le petit
prince » permettra surtout aux médias d’affubler
l’artiste du surnom (qui lui va très bien) de « Petit
prince de la chanson ».
En complément :
Voici
les 45 T extraits de l'album:
|
1971 : Il
- Rien n'est plus beau |
|
 |
 |
|
1972 : De
toi - Plus de soleil au lever du jour |
|
 |
 |
|
1972 : Le
petit prince - La fête des fleurs |
|
 |
 |
|
1972 :
Les matins d'hiver - Le chemin |
|
 |
 |
|
1973 :
Les jours heureux - N'en parlez pas |
|
 |
 |
|